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Ce blog a aussi pour objectif, d'une part de permettre des échanges entres des élèves français et des élèves grecs francophones, d'autre part d'encourager des échanges entre amoureux des voyages et de la Grèce. Pour cela je vous invite à aller sur le forum. Voir lien ci-dessous: "Forum France-Grèce".

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  • : En passant par Athènes.
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  • : Par l'intermédiaire de ce Blog, je me propose de faire le récit de mon séjour à Athènes et de mes périgrinations en Grèce - et peut-être dans les Balkans - dans les trois mois à venir. Je vais tenter d'avoir un regard curieux et sans limites, d'avoir une
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Samedi 7 avril 2007

            En venant à Athènes début avril, un de mes objectifs principal était d’assister aux cérémonies de la Pâque orthodoxe. En effet, dans le monde orthodoxe, il s’agit d’une fête primordiale qui a bien plus d’importance qu’en France. Ici, comme à Noël chez nous, les villes se couvrent de décorations lumineuses : oeufs, chandelles, cloches... Cette fête est précédée d’un jeun de 40 jours : le carême (en France aussi). La semaine de Pâque, chaque soir, dans les églises, on célèbre les étapes de la crucifixion, la dernière étape ayant lieu le vendredi soir. La Grèce n’étant pas un pays laïc, toutes ces traditions prennent une ampleur particulière...


          











Pour plus de photos, voir le deuxième album photo à gauche.


        Hier, vendredi, à intervalles réguliers, les cloches des multiples églises de la ville ont sonné, tantôt le glas, tantôt d’autres rythmes. Il est arrivé que ça sonne une heure en continuité... Aïe la tête !

        Cependant, l’élément marquant de la journée est la messe qui commémore la crucifixion et le défilé qui s’en suit : l’épitafios. Quant on voit ce spectacle impressionnant, on comprend ce qu’est la laïcité et ce qu’est un pays non laïc.

           Pendant la cérémonie, l’armée, l’arme au pied, face à l’église, attendait. Des hauts parleurs diffusaient à l’extérieur l’office religieux. Un cordon de policiers empêchait d’approcher de l’église. Dans la foule, certains avaient allumé des bougies, d’autres leur appareil photo... Lorsque procession est sortie, les soldats se sont mis au garde à vous et la fanfare a commencé un air lugubre de deuil (A voir, peut-être, une vidéo). Même les lampadaires étaient en deuil, couverts de voiles noirs. Lentement, pas à  pas, la procession s’est mise en marche : la police, l’armée, des religieuses décorées, des « scouts », le clergé, la croix puis venaient le cercueil du Christ, son suaire sur un baldaquin (baiser par certains) puis le patriarche escorté et enfin la foule.


        Hier, lors de la procession, j’ai eu la chance de me retrouver au premier rang pour prendre quelques photos que l’on trouvera dans un album spécifique. La procession est donc partie de l’église-cathédrale dans le quartier de Plaka (le quartier ancien d’Athènes, celui qui se trouve au pied de l’Acropole et qui est d’habitude envahi par les touristes) et s’est dirigée vers le centre d’Athènes, vers Syntagma. En effet, la suite de la cérémonie avait lieu face au Parlement grec, l’ancien palais royal.


        Arrivé place du parlement, je me suis mis dans un coin où il me semblait que le cordon policier était plus faible. Gagné ! Au bout d’un quart d’heure, il a rompu et nous sommes une cinquantaine à avoir pu nous faufiler. Panique des policiers qui essayaient de crier à voix basse (difficile mais il ne fallait pas perturber la cérémonie, surtout devant les caméras de TV...). Ils nous ont stoppés à quelques mètres de la tribune officielle. Finalement, juste à la fin de la cérémonie, le cordon a cassé à nouveau et hop, je me suis retrouvé je ne sais trop comment en tête du cortège civile. Je ne me sentais pas trop à ma place, d’autant que je n’avais plus de mémoire dans mon appareil ni de batterie. Enfin, il s’en est suivi une belle pagaille. La foule était partout et bloquait la procession. Encore une fois sans trop savoir comment, je me suis retrouvé face à la croix. Finalement, ils ont remis de l’ordre dans tout ça et je suis rentré avec quelques beaux clichés. N’empêche, ça fait tout de même étrange de voir des politiciens, la foule, l’armée, le clergé... face au parlement. Après avoir vu ça, on comprend mieux ce qu’est la laïcité en France, on la voit davantage.

        D’ailleurs, que représente le drapeau grec ? Le bleu et le blanc sont les couleurs de la vierge et il y a la croix. C’est un symbole religieux. Mais tout cela est assez logique puisque les Grecs ont assimilé la religion orthodoxe à leur identité et ce, par opposition aux Ottomans (les Turcs) qui les ont occupés pendant 4 siècles.

Les vidéos :

www.dailymotion.com/video/x1ngki_ceremonie-place-syntagma

Par Massé Alexandre - Publié dans : L'actualité.
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Vendredi 6 avril 2007

Un Français peut-il visiter un pays sans parler gastronomie ? Réponse ci-dessous... La salade paysanne - ou koriatiki salata en grec - est le plat traditionnel grec. Sa composition est fort simple, sa préparation aussi. Il s'agit d'un mélange de tomate (ntomata), de concombre (agnouri), d'oignon (krémmidi), parfois de poivron (pipéria) et d'olives (élia) et d'une tranche de fêta (fromage de brebis, en principe), le tout bien évidemment recouvert d'origan, de thym et de beaucoup d'huile d'olive. Il n'existe pas un restaurant qui ne la propose dans sa carte. Bien souvent, dans les petits villages, c'est même le seul plat servi. La koriatiki salata a l'avantage d'être fraîche, équilibrée et à la porté de tous. Ce plat fait souvent office de seul repas et ce de façon quasi quotidienne. Une seule question me taraude quand je vois la systématicité de cette salade aux tables grecques : que mangeaient les Grecs avant que la tomate ne soit importée d'Amérique ?          



























Au centre de cette assiette, nous voyons les principaux éléments de la koriatiki salata. En prime, on peut remarquer sur le côté droit de l'assiette du tarama (oeufs d'un poisson appelé mule et sur le côté gauche, du kaséri (frommage de brebis).
Par Massé Alexandre - Publié dans : Gastronomie
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Jeudi 5 avril 2007
     C’est la semaine pascale et Athènes est comme morte. Les rues et les maisons se vident, ne parlons pas des administrations. Les Athéniens partent en masse à la campagne pour fêter en famille la résurrection. Seul avantage relevés par les propriétaires d’une voiture : il y a davantage de place pour se garer. De mon point de vu, c’est une maigre consolation.
     De plus, le temps gris, souvent maussade, n’incite guère à sortir. Il ne me reste donc plus que le recours à l’anecdote. Hier, on tentait de trouver un logement. La personne en face tentait de vérifier si nous n’étions pas des terroristes. Je n’ai pu m’empêcher de répondre que si, justement, nous préparions un attentat contre l’ambassade américain (il y en a eu un il y a peu). Ce à quoi la personne en face, grecque, m’a répondu : « Et pas contre l’ambassade turque ? »... L’entrée de la Turquie dans l’Europe ? Pas pour demain.
     Pour conclure et sur un tout autre sujet, les ciseaux sont bel et bien interdits à bord des avions. J’en ai fait le teste. Je n’ai plus de ciseaux. C’est fou. On a beau faire attention, il y a toujours quelque élément qu’on oublie dans un coin de son sac. L’an passé, c’était une bouteille de gaz...
Par Massé Alexandre - Publié dans : enpassantparathenes
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Jeudi 5 avril 2007
En attendant un nouvel article, pour compléter l'album de photos de l'EFA, quelques clichés pris de l'intérieur.
Par Massé Alexandre - Publié dans : enpassantparathenes
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Mardi 3 avril 2007
Au sommet de l'Ecole Française d'Athènes, quelques symboles...
Par Massé Alexandre - Publié dans : enpassantparathenes
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Mardi 3 avril 2007
Si non, je suis bien logé. Luxe et prestige même ! Jusqu’au 14 avril, je vais résider à l’Ecole Française d’Athènes (EFA). Cette « école » a été fondée en 1846, peu de temps après l’indépendance officielle de la Grèce. Son objectif premier était de permettre à des historiens et à des archéologues de venir étudier sur place la Grèce classique et la langue grecque. Depuis, l’EFA s’est diversifiée et accueille des historiens et archéologues de toutes les périodes mais aussi des littéraires etc.

L’EFA est extrêmement bien située dans Athènes (6, rue Didotou, 106 82, Athènes, Grèce). Elle est à 5 minutes à peine (à pied) de la place Syntagma, le centre d’Athènes, lieu du parlement. Juste à côté se trouve l’Institut Français d’Athènes, institution à visées culturelles (On y trouve une bibliothèque, une médiathèque mais aussi divers cours de Français, de Grec et autres).

Les bâtiments de l’EFA sont superbes. Y loger est un véritable plaisir. Pour en juger par vous même, il suffit d’aller voir les photos. De plus, les bâtiments nagent dans un beau jardin, mélange de tradition française et d’orientalisme.
Par Massé Alexandre - Publié dans : enpassantparathenes
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Mardi 3 avril 2007
Le trajet entre Toulouse et Athènes s’est bien passé. Le hasard a fait que dans l’avion allant de Toulouse à Munich, il y avait deux collègues qui passaient également par Munich pour se rendre à leurs destinations, l’une en Allemagne, l’autre en Italie à Florence. Dans l’avion, une compagnie allemande dont on terra le nom pour l’instant, on nous a servi un petit repas bien allemand : un sandwich (minuscule) avec pour garniture une tranche de grosse saucisse et, pour ceux qui le voulaient, de la bière. En dessert, un microscopique lapin en chocolat. Décidément, les clichés ont la vie dure !

A Munich, j’ai du courir un peu. Je n’avais même pas 40 minutes de correspondance entre mes deux avions. Finalement, vers 18h10, mon avion s’est posé sur la piste de l’aéroport d’Athènes.

J’ai fait bon voyage. Mes bagages moins... Une curieuse odeur s’en échappait... Une fois dans ma chambre, j’ai ouvert mon sac et compris. J’avais apporté de France deux bouteilles de vin que je comptais offrir. Il m’en reste une. L’autre, malgré toutes mes précautions, s’était brisée dans mon sac. Joie ! Mon sac est rempli de tessons de verre. L’essentiel de mon linge est imbibé de vin rouge et pue horriblement. Le linge blanc est passé de vie à trépas. Dans une autre poche, c’est un tube de cirage marron qui a explosé ! Premier contact avec Athènes : la machine à laver.
Par Massé Alexandre - Publié dans : enpassantparathenes
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Mardi 3 avril 2007

Bonjour,

 

Pour inaugurer ce Blog, voici une brève présentation de la situation. J’ai demandé à faire un stage de trois mois à Athènes en tant que professeur d’Histoire-Géographie J’ai eu le chance que ma demande soit acceptée et au passage je remercie tous ceux qui offrent aux jeunes professeurs cette possibilité. Ainsi, je suis ici dans le but de me former mais aussi de lier des contacts avec des professeurs, des directeurs d’école... L’objectif principal est d’être à même, plus tard, de mettre en contact mes futurs élèves de France avec des écoles grecques et des élèves grecs (correspondances, voyages scolaires...). Il s’agit donc d’ouvrir, à tous, de nouveaux horizons !
Par Massé Alexandre - Publié dans : enpassantparathenes
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